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Glucose ou cétones — changer de carburant change tout

  • Florence Gourret
  • 10 juil.
  • 3 min de lecture

Comprendre la santé métabolique pour comprendre votre corps


On ne nous a jamais appris ça à l'école. Ni chez le médecin. Ni dans les magazines santé. Et pourtant, c'est peut-être la chose la plus importante à comprendre sur son propre corps.

Il existe deux carburants principaux pour le corps humain. Et selon lequel vous utilisez — tout change. L'énergie. L'humeur. Le poids. L'inflammation. La clarté mentale. La stabilité émotionnelle. Les envies alimentaires.

Tout.


Le glucose — le carburant par défaut de l'alimentation moderne

Le glucose est issu des glucides. Tous les glucides — pas seulement le sucre blanc ou les bonbons. Les céréales complètes, le riz brun, les légumineuses, les fruits, le miel, le sarrasin bio, les pommes de terre... Tout ce que l'alimentation officielle nous a encouragés à consommer en grande quantité depuis cinquante ans.

Quand vous mangez des glucides, votre pancréas sécrète de l'insuline pour faire entrer le glucose dans vos cellules. Ce mécanisme fonctionne — jusqu'à ce qu'il soit sollicité en permanence, en excès, depuis des années.

À force, les cellules deviennent résistantes à l'insuline. Le pancréas compense en en produisant encore plus. Le glucose en excès se stocke sous forme de graisse. L'inflammation s'installe. Les hormones se dérèglent. Les envies de sucre et de glucides s'intensifient — parce que le corps réclame son carburant habituel, même quand il en a trop.

C'est un cycle. Et il est difficile à briser, parce que la dépendance au glucose est réelle — et souvent émotionnelle autant que physiologique.


Les cétones — le carburant ancestral

Quand l'apport en glucides est suffisamment bas, le foie commence à produire des cétones à partir des graisses stockées. C'est le métabolisme cétogène.

Ce n'est pas une invention moderne. C'est le métabolisme sur lequel nos ancêtres ont vécu pendant des millénaires — avant l'agriculture intensive, avant les céréales en abondance, avant les rayons de supermarché remplis de glucides à bas prix.

Un métabolisme cétogène bien établi offre une énergie stable, sans les pics et les chutes glycémiques du glucose. Le cerveau fonctionne sur les cétones avec une clarté et une constance remarquables. L'inflammation diminue. La faim se régule naturellement — parce que les graisses et les protéines rassasient durablement.


Les addictions alimentaires — ce qu'on ne vous dit pas

Ce que j'ai découvert en changeant de carburant, c'est que mes envies compulsives n'étaient pas de la gourmandise.

La boulimie de chocolat noir, de pain beurre, de biscuits — souvent le soir, souvent après une émotion difficile — c'était une dépendance au glucose. Le corps réclamait son carburant habituel. Et le cerveau associait ce carburant à un soulagement émotionnel, créant une boucle de récompense difficile à rompre.


En passant au régime carnivore — donc en supprimant totalement les glucides — cette boucle s'est brisée. Pas facilement, pas instantanément. Mais durablement.

Et avec elle, quelque chose d'inattendu : une stabilité émotionnelle que je n'avais pas connue depuis longtemps. Moins d'irritabilité. Moins de dissociation. Moins de ces hauts et bas qui rythmaient mes journées sans que je comprenne vraiment pourquoi.

Le lien entre glucose, insuline et humeur est documenté. On en parle peu. Il mérite d'être su.


Changer de carburant — comment ?

Il existe plusieurs façons de basculer vers un métabolisme cétogène, du moins restrictif au plus radical :

  • Le régime cétogène classique : très faible en glucides (moins de 50g par jour), riche en graisses, modéré en protéines

  • Le régime low-carb : réduction significative des glucides sans les éliminer totalement

  • Le régime carnivore : uniquement protéines animales et graisses — zéro glucides exogènes

J'ai choisi le carnivore parce que c'était la rupture la plus nette pour mon métabolisme, et que je savais que je pouvais le faire. Ce n'est pas la seule voie — mais c'est celle qui m'a donné les résultats les plus rapides et les plus profonds.

La clé, quelle que soit l'approche choisie, c'est de comprendre ce qu'on fait et pourquoi. Pas de suivre une mode. Pas d'obéir à une pyramide alimentaire. Écouter son corps — et lui donner le carburant dont il a besoin, lui, spécifiquement.


Ce que les résultats m'ont appris

En moins d'un an de régime carnivore : 80 à 90% de mes symptômes chroniques ont disparu. Six kilos perdus sans chercher. La cellulite disparue. Des muscles que je n'avais jamais développés, même adolescente sportive. Une énergie constante du matin au soir. Une lucidité que je ne connaissais pas.

Ces résultats ne viennent pas d'un régime restrictif ou d'une privation. Ils viennent d'un changement de carburant. Mon corps a simplement cessé de fonctionner en mode dégradé.

Peut-être que le vôtre aussi attend ce changement.


de Florence Gourret - Directrice/Fondatrice de Maison Bien-Etre LaHoChi. www.maisonbienetrelahochi.fr

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