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Le mental, ce gardien qui nous éloigne du réel

  • Florence Gourret
  • 9 juil.
  • 3 min de lecture

Il y a quelque chose que la plupart des gens ignorent.


Ce que vous percevez comme "maintenant" — ce que vous voyez, entendez, ressentez en ce moment même — a déjà entre 80 et 500 millisecondes de retard sur la réalité. Votre cerveau reçoit des signaux bruts, les assemble, les corrige, les complète avec ses propres prédictions... et vous présente une version reconstituée du monde comme si c'était en direct.


Vous vivez dans un film légèrement différé, monté en temps réel, avec des scènes parfois inventées pour combler les lacunes.


Ce que vous appelez "le moment présent" est en réalité le passé le plus récent que votre cerveau a eu le temps de rendre cohérent.


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LE MENTAL : UN OUTIL DEVENU GEÔLIER


Le mental est un formidable outil de survie. Il catégorise, anticipe, protège. Pendant des millénaires, il nous a permis de traverser des environnements hostiles, de prévoir le danger, de nous adapter.


Mais il est devenu tellement dominant qu'il filtre, interprète et souvent déforme ce qui est. Il se prend pour la réalité alors qu'il n'en est qu'une traduction approximative — colorée par nos peurs, nos croyances, nos blessures passées.


La plupart d'entre nous vivent entièrement dans cette traduction. Jamais dans l'original.


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CE QUE J'OBSERVE SUR MA TABLE DE TRAVAIL


Dans ma pratique LaHoChi, je le vois à chaque séance.


Au début, le client arrive avec son mental en pleine activité. Il pense, analyse, se demande ce qui va se passer, s'il va "bien faire", si ça va "marcher". Il observe. Il contrôle.


Et puis quelque chose se produit.


À un moment — je ne peux pas vous dire exactement lequel, il est différent pour chacun — le corps lâche. Les traits se détendent. La respiration ralentit. Et souvent, le client s'assoupit. Parfois profondément.


Ce n'est pas de la distraction. Ce n'est pas un manque d'intérêt.


C'est la porte qui s'ouvre.


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L'ÉTAT HYPNAGOGIQUE : LÀ OÙ TOUT DEVIENT POSSIBLE


Les scientifiques ont un nom pour cet espace entre veille et sommeil : l'état hypnagogique. C'est le moment où la conscience est la plus perméable, la plus réceptive. Le mental a baissé la garde. Les filtres sont levés.


Mon client ne s'endort pas malgré la séance.


Il s'endort grâce à elle.


Et c'est précisément dans cet espace que la transmission LaHoChi opère le plus librement — non pas parce que je fais quelque chose de différent, mais parce que lui est enfin disponible pour recevoir. Sans résistance. Sans analyse. Sans le besoin de comprendre avant de ressentir.


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PAS BESOIN DE COMPRENDRE POUR RECEVOIR


C'est peut-être là la vérité la plus difficile à accepter pour notre époque obsédée par la raison : certaines choses ne se comprennent pas. Elles se vivent.


La chaleur d'un rayon de soleil sur la peau ne demande pas d'explication. La paix qui descend quand on pose enfin un fardeau trop lourd non plus.


La transmission énergétique LaHoChi appartient à cette catégorie. Elle ne s'adresse pas au mental. Elle s'adresse à ce qui existe en vous avant lui — et après lui.


Quand votre gardien intérieur s'endort enfin, ce qui est vrai en vous peut se rappeler à vous.


C'est tout ce que je fais. Créer les conditions pour que cela arrive.


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Florence Gourret est praticienne en bien-être énergétique et fondatrice de Maison Bien-Être LaHoChi, à Saint-Malo / Dinard.


Pour en savoir plus ou réserver une séance : www.maisonbienetrelahochi.fr

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